Foot : les « Verts » et Slimani affolent les compteurs

Foot : les « Verts » et Slimani affolent les compteurs

ALGER – Trente matchs sans défaite (série en cours), meilleure attaque des qualifications du Mondial-2022, meilleur buteur de l’histoire de l’équipe nationale : la sélection algérienne de football et son buteur Islam Slimani, entré dans la légende, continuent d’affoler les compteurs, au terme de la phase aller des éliminatoires.

Grâce à la large victoire face au Niger (6-1) vendredi soir, les « Verts », qui ont joué deux mi-temps distinctes, ont aligné un 30e match sans la moindre défaite (23 victoires et 7 nuls), soit la 6e meilleure série de tous les temps en termes d’invincibilité de l’histoire du football mondial.

L’Algérie reste quelque peu loin de l’Italie et ses 37 matchs sans défaite qui ont pris fin mercredi soir en demi-finales de la Ligue des nations, mais a égalé le chiffre de la France réalisé entre 1993 et 1996 et n’est qu’à un petit match du record de l’Argentine entre 1991 et 1993.

Suivent ensuite le Brésil et l’Espagne et leurs 35 rencontres sans défaite (respectivement 1993-1996 et 2007-2009) et enfin l’Italie de Roberto Mancini, en tête avec 37 matchs consécutifs sans défaite entre 2018 et 2021.

Le festival offensif de vendredi a permis aux hommes de Djamel Belmadi d’avoir l’attaque la plus prolifique de ces qualifications du rendez-vous qatari avec la bagatelle de 15 buts en trois matchs.

Il a permis aussi à l’attaquant Islam Slimani de devenir le meilleur buteur de tous les temps de la sélection algérienne avec 37 réalisations, battant ainsi le record de buts (36) que détenait l’ancien baroudeur de l’EN, Abdelhafid Tasfaout, depuis 19 ans.

Son deuxième but face au Niger n’est pas le plus difficile de sa carrière (il n’a eu qu’à pousser la ballon au fond des filets dans la cage vide), mais il vaut son pesant d’or pour le natif d’Aïn Bénian (Alger), meilleur buteur des éliminatoires africaines du Mondial-2022 avec 6 réalisations.

Même la page Facebook de la FIFA dédiée à la Coupe du monde a salué la performance de « Super Slim » : « Le buteur record des Fennecs du désert. Islam Slimani : une légende algérienne », a-t-elle écrit avec une photo de Slimani, accompagnée d’un Fennec et frappée du chiffre 37.

Seul bémol : la pelouse de Tchaker

La large victoire face au Mena a permis à l’Algérie de consolider son leadership du groupe A des qualifications au Mondial avec 7 points, devançant à la différence de buts le Burkina Faso, et ce avant la 4e journée prévue lundi et mardi.

Mais au terme de la rencontre, des joueurs de l’équipe nationale se sont plaints de l’état de la pelouse du stade Mustapha-Tchaker de Blida « qui avantage plus les adversaires ».

Très contestée par le sélectionneur national Djamel Belmadi avant le match inaugural des « Verts » face à Djibouti (8-0) le 2 septembre, la pelouse de Mustapha-Tchaker a de nouveau fait l’objet de critiques.

« Je pense que le terrain là-bas (à Niamey, ndlr) sera meilleur qu’ici. C’est triste de le dire mais c’est une réalité. Il faut savoir que le terrain est très abîmé. Il est presque injouable. Il y a du sable, je ne comprends pas comment un pays comme nous puisse avoir une pelouse de la sorte », a réagi le capitaine de l’équipe nationale, Riyad Mahrez, lors d’un point de presse tenu à l’issue de la rencontre.

« C’est grave pour un pays comme l’Algérie de posséder de telles pelouses. Pour aller au Mondial, il faudra mettre tous les atouts de notre côté. Nous au contraire, on donne plus de force à nos adversaires. On vient une fois par mois pour représenter l’Algérie. C’est une catastrophe de trouver les pelouses dans cet état. C’est grave », a regretté de son côté Slimani.

Lors de la 4e journée, l’Algérie se rendra à Niamey pour défier le Niger, mardi au stade Seyni-Kountché (17h00), alors que le Burkina Faso accueillera Djibouti, lundi à Marrakech (17h00). Le premier du groupe se qualifiera au 3e et dernier tour (barrages) prévu en mars 2022.

APS

Décès de Rabah Driassa: l’Algérie perd un des piliers de l’art algérien

Décès de Rabah Driassa: l’Algérie perd un des piliers de l’art algérien

ALGER -Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali, a adressé samedi un message de condoléances à la famille de l’artiste Rabah Driassa, décédé vendredi à 87 ans, dans lequel il a souligné que « l’Algérie perd un des piliers de l’art algérien raffiné et imprégné des valeurs nationales ».

« C’est avec une immense tristesse et une grande affliction que nous avons appris la nouvelle du décès du grand artiste Rabah Driassa, parti en silence rejoindre son Créateur », a écrit M. Boughali dans son message de condoléances.

« Comme tous les Algériens, nous pleurons aujourd’hui le défunt qui fut l’un des piliers de l’art algérien raffiné et imprégné des valeurs nationales, laissant derrière lui un riche patrimoine culturel et une empreinte indélébile grâce à ses œuvres artistiques singulières », a souligné le président de l’APN, ajoutant que « tout au long de sa carrière artistique, le défunt a servi les causes de sa patrie à laquelle il était fière d’appartenir ».

Rabah Driassa était « un trait d’union entre le passé et le présent artistique de l’Algérie », a-t-il poursuivi.

« En cette douloureuse épreuve, je présente aux proches du défunt et à la famille artistique algérienne, au nom des membres de l’APN et en mon nom personnel, mes sincères condoléances, priant Dieu Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa sainte miséricorde, de l’accueillir en Son vaste paradis parmi les pieux et de vous prêter réconfort. +Et fais la bonne annonce aux endurants, ceux qui disent, quand un malheur les atteint : Certes à Allah nous appartenons et à Lui nous retournons+ », a conclu M. Boughali son message.

APS

64e anniversaire de la mort d’Ali la Pointe : Miliana se souvient

64e anniversaire de la mort d’Ali la Pointe : Miliana se souvient

La commune de Miliana (Aïn Defla) a commémoré vendredi le 64e anniversaire de la mort du chahid Ali Ammar, dit Ali la Pointe, tombé au champ d’honneur le 8 octobre 1957.
Une gerbe de fleurs a été déposée au pied de la stèle érigée sur la place qui porte le nom du martyr au cours d’une cérémonie organisée en présence de moudjahidine de la région et des autorités civiles et militaires de la wilaya, à leur tête le wali, Embarek El Bar.
Intervenant à l’occasion, le responsable de l’antenne de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) de la région de Miliana, Boualem Aâdjadje, a mis en exergue les qualités exceptionnelles d’Ali la Pointe, soutenant que ce dernier était, depuis sa tendre enfance, épris des valeurs nationales et de l’amour de la patrie.
Il a mis l’accent sur le fait que ce genre de commémorations doit être mis à profit pour inciter les jeunes à s’inspirer des glorieux martyrs de la Révolution et être convaincus que l’indépendance du pays a été arrachée au prix de colossaux sacrifices.
«En ces temps troublés, la vigilance doit être de mise», a-t-il recommandé, observant que les incendies ravageurs ayant touché, l’été dernier, nombre de forêts à l’échelle nationale «ne sont guère le fait du hasard, mais dénotent d’une volonté délibérée d’attenter à des endroits réputés être le fief des moudjahidine durant la guerre de Libération nationale».
Affirmant que «beaucoup de pays nous envient car n’ayant pas des héros de la stature de Amirouche, Ben M’hidi ou Ali la Pointe», le président de l’association «Les amis de Miliana», Lotfi Khouatmi, a mis pour sa part l’accent sur la nécessité de transmettre le message de novembre à l’actuelle génération.
«Il y avait assurément beaucoup de jeunes lors de la commémoration de la mort de ce glorieux martyrs, et ce n’est que de la sorte que le message de novembre sera perpétué», a-t-il souligné.
Le volet académique n’a pas été en reste de cette commémoration à la faveur de la conférence donnée par Abderahmane Tounsi du département d’histoire de l’université Djilali-Bounaâma de Khémis Miliana, lequel s’est longuement attardé sur les nombreuses facettes du combat héroïque du martyr.
Soutenant qu’Ali la Pointe était peiné de voir la population souffrir à cause des exactions coloniales mais aussi de la faim sévissant, il a noté qu’à la faveur du débarquement américain en Algérie lors de la Seconde Guerre mondiale, le héros n’hésitait pas à sauter sur les camions militaires (empruntant alors le col de Miliana) pour pendre des vivres qu’il jetait dans les champs avant de les distribuer à la population affamée.

EL MOUDJAHID

L’ARC rend hommage à L’émir Abdelkader : «Une ode au symbole de la nation»

L’ARC rend hommage à L’émir Abdelkader : «Une ode au symbole de la nation»

L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel a organisé, samedi au niveau de Dar Abdelatif (Alger), une conférence-débat portant sur le thème «Ce qu’ils ont dit sur l’émir Abdelkader».

À cet effet, le journaliste-historien Amar Belkhodja a indiqué que ce symbole de la nation a été précurseur des droits de l’homme en interdisant à ses soldats de maltraiter les prisonniers. «Il est un exemple pour notre pays et une école pour notre peuple», a-t-il affirmé avant de dénoncer les propos inadmissibles du Président français qui a renié l’existence même d’une nation algérienne avant la colonisation française. «Depuis quand un président s’arroge le droit de s’ériger en historien?», s’est-il interrogé, appelant Macron à jeter un coup d’œil sur ce que ses propres compatriotes ont écrit sur la nation algérienne et son prestige sur la scène internationale avant la colonisation. Il a assuré à ce propos qu’Alger était, en 1830, la ville la plus riche du monde. «Les forces d’occupation françaises sont venues faire la razzia et voler tout sur leur passage alors que les colons ont ramené de nombreuses maladies comme le choléra», a-t-il révélé.
Pour revenir au personnage de l’Emir Abdelkader Ibn Mahieddine, l’historien a rappelé que ce dernier est le fondateur de l’Etat algérien moderne et incarnait une multitude de vertus et de qualités. «Très jeune, il était un érudit reconnu de tous. Il était d’ailleurs désigné comme l’homme du XIXe tant par ses amis que par les ennemis. Tout chez lui forçait le respect. Un ennemi de l’Algérie et de notre peuple de la trempe du général Bugeaud l’a décrit comme un homme d’une intelligence, d’un génie et d’un charisme sans commune mesure. Ce général tristement célèbre avait souligné que l’autorité sur les Algériens qu’exerçait l’Emir était due à sa force morale», a-t-il poursuivi.
De son côté, le journaliste et homme de lettres, Louis Veuillot, avait qualifié l’Emir Abdelkader de «politique hors pair», un musulman «très pieux» et un prédicateur à «l’aura qui subjugue».
Pour Alexis de Tocqueville, l’Emir avait bâti, «dès son jeune âge», les institutions d’un «véritable Etat», doté de huit khalifats et un parlement (majliss choura). «Animé par un racisme viscéral, ce sociologue a appelé les autorités coloniales à détruire ce nouvel Etat centralisé», a rapporté Belkhodja qui citera également Jacques Berque qui avait admis que l’Emir Abdelkader était «très pieux et austère», se référant aux déclarations du sociologue.
«Il ne mangeait pas par plaisir mais par vitalité. Il était habité par des valeurs spirituelles d’une force inégalée. Il tient toujours parole et s’avère être, lors des négociations, un diplomate hors pair. Il a réussi à faire signer aux Français deux accords en sa faveur mais qui ont été par la suite violés par l’occupant. Il avait un intérêt profond pour la vie de ses soldats. S’il n’était pas certain d’avoir la victoire contre son ennemi, il n’envoyait pas ses troupes», avait-il écrit. L’historien a également rapporté les propos de Jacques Fremont, un journaliste proche de Bugeaud et animé par une haine de l’arabe et de l’islam. Malgré ses préjugés racistes et fanatiques, il avait reconnu que l’Emir Abdelkader était doté d’un prestige et d’une force «qui a contraint» l’armée d’occupation française à des efforts épuisants.
Tandis que pour le comte de Séville, un ami de Napoléon III, l’Emir est une «image immortelle», un «des plus grands» princes et leaders qui ont tenu en échec une armée de plus de 100.000 hommes durant plus de 15 ans. Il était, selon ses mémoires, doté de vertus humaines extrêmement rares et d’une bonté de l’âme qui rappelle «les plus grands personnages» de l’histoire. «Son attitude est pleine de dignité, de sa personnalité se dégage la majesté», écrivait-il.
Ce dernier avait évoqué le courage de l’Emir Abdelkader, «décuplé sa force», se distinguant dans la rigueur de la guerre par son austérité. «Tout en lui respire la simplicité et la grandeur de l’âme. La fidélité de tous ses lieutenants qui sont profondément attachés à lui était le signe de sa gloire. Il était un fin diplomate, un homme d’Etat et un homme de savoir, avec une bibliothèque composée de plus 60.000 ouvrages au sein de la smala», avait conclu le comte de Séville.

EL MOUDJAHID

Libye: un « plan d’action global » pour le retrait des mercenaires

Libye: un « plan d’action global » pour le retrait des mercenaires

TRIPOLI – Des délégations militaires libyennes se sont mises d’accord vendredi sur un « plan d’action global » pour le retrait des mercenaires et troupes étrangères présents sur le sol libyen, a annoncé l’ONU.

Ce plan d’action du comité militaire « 5+5 » sera « la pierre angulaire d’un processus graduel, équilibré et séquencé de retrait de tous les mercenaires, combattants étrangers et forces étrangères du territoire libyen », a affirmé dans un communiqué l’ONU, qui a parrainé à Genève une réunion de trois jours du comité militaire.

Le chef de la Mission onusienne en Libye, Jan Kubis, a salué ce plan comme un « percée décisive », qui « crée une dynamique positive sur laquelle il convient de s’appuyer pour avancer vers une étape stable et démocratique, notamment par la tenue d’élections nationales libres, crédibles et transparentes le 24 décembre, avec des résultats acceptés par tous ».     

L’ONU exhorte le comité 5+5 « à saisir cette opportunité pour promouvoir la pleine mise en œuvre de l’Accord de cessez-le-feu à travers ce plan d’action, y compris par le déploiement d’observateurs de cessez-le-feu des Nations unies, ce qui devrait avoir lieu bientôt ».

APS