Djanet: la bataille d’Issine, importante étape ayant scellé la solidarité algéro-libyenne

Djanet: la bataille d’Issine, importante étape ayant scellé la solidarité algéro-libyenne

DJANET- La célèbre bataille d’Issine (3-5 octobre 1957) a constitué une étape importante ayant scellé les valeurs de solidarité et d’entraide entre les peuples algérien et libyen, face à la présence coloniale, a indiqué mercredi le ministre des Moudjahidine et Ayants droit, Laid Rebigua.

Dans un message lu en son nom par l’inspecteur général du ministère des moudjahidine et des Ayants droit, Omar Ben-Saâdallah, lors d’un séminaire à l’occasion de la commémoration du 64ème anniversaire de cette bataille qui a eu lieu aux frontières algéro-libyennes, M. Rebigua a noté que « cette bataille a montré à tous le degré de cohésion des peuples algérien et libyen dans la lutte contre la France coloniale et son armée, dans une épopée où s’est mêlé le sang des deux peuples frères, se soldant par la victoire de l’Armée de libération nationale ».

Cette importante halte historique reflète « la profondeur des liens entre les deux pays et l’ancrage du combat des deux peuples frères algéro-libyen, que les générations actuelles doivent capitaliser comme passerelle pour le renforcement de l’unité et de la coopération pour la construction d’un avenir meilleur », a estimé le ministre.

« Ainsi, se manifeste la solidarité de l’Algérie, sous la conduite éclairée du Président de la République, et sa position aux côtés du peuple libyen pour faire aboutir ses objectifs prioritaires dictés par l’étape actuelle, notamment en ce qu’il s’agit de concrétiser la réconciliation nationale  inclusive, en plus de son soutien aux questions de dialogue pour parvenir à la stabilité escomptée de ce pays cher », a-t-il ajouté.

Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit a également mis en exergue le rôle important de la région de Djanet durant la glorieuse guerre de libération, grâce à sa contribution efficace que ce soit à travers ses activités de réseaux de soutien logistique et d’approvisionnement en armements et munitions, ou à travers l’implication de ses fils dans différentes batailles.

M.Rebigua présentera, à ce titre, la bataille d’Issine comme une étape cruciale ayant consolidé la lutte armée contre l’occupation, et ayant alors permis l’ouverture d’un front stratégique avec pour but de desserrer l’étau sur les régions du Nord du pays, aggravé par la mise en place des lignes Challe et Morice de sinistre mémoire.

Le ministère des Moudjahidine et des Ayants droit envisage de commémorer le prochain anniversaire de cette bataille (le 65ème) avec un riche programme, coïncidant avec la célébration du 60ème anniversaire de l’Indépendance, a révélé, par ailleurs, M.Rebigua.

La commémoration de cette halte historique s’est déroulée au siège de la wilaya de Djanet, en présence des autorités locales civiles et militaires, de la famille révolutionnaire et de la société civile, et a donné lieu aussi à une exposition-photos sur cet évènement.

Selon les historiens, la bataille d’Issine s’est déroulée du 3 au 5 octobre 1957, suite à une embuscade dressée par des moudjahidine algériens contre un convoi de ravitaillement français, auquel les forces coloniales ont répondu par un bombardement du village libyen d’Issine, aux frontières algériennes, s’ensuivit une bataille héroïque menée ensemble par les peuples algérien et libyen contre les forces coloniales françaises.

Une bataille où s’est ainsi mêlé le sang des deux peuples frères pour le recouvrement de l’indépendance.

APS

Rebiga: « les dernières déclarations françaises ne nous nuiront aucunement »

Rebiga: « les dernières déclarations françaises ne nous nuiront aucunement »

ORAN – Le ministre des Moudjahidine et Ayant droits, Laid Rebiga a affirmé, mercredi soir à Oran que « les dernières déclarations françaises ne nous nuiront aucunement ».

« Nous sommes convaincus que notre histoire nationale est le trésor dont tous les Algériens sont fiers et nous sommes forts grâce à notre histoire et notre résistance » face au colonialisme, a-t-il déclaré.

Le ministre a souligné, lors de l’émission spéciale « L’Algérie est une nation », diffusée sur les ondes de la radio régionale d’Oran : « la révolution algérienne, dans sa dimension nationale et internationale, est unique dans son genre et nous ne sommes pas étonnés des allégations fallacieuses et des appels au doute et à la falsification de l’histoire nationale ».

« Les propos qui ont circulé récemment ont pour dessein de porter atteinte à notre identité nationale », a-t-il déploré.

« De telles déclarations doivent être traitées avec sagesse et tact. Je pense qu’elles sont le résultat de bouillonnements au sein de la société française. Nous devons réagir de manière rationnelle », a encore déclaré le ministre.

« Nous nous concentrons sur l’enseignement de l’histoire de notre pays aux jeunes pour les protéger intellectuellement et préserver notre histoire », a également répliqué M. Rebiga.

« La réaction des jeunes vis à vis des déclarations a été très flatteuse et fait montre d’une prise de conscience sans précédent. Cela nous encourage à poursuivre le travail que nous avons entamé, celui de préserver la mémoire nationale », s’est félicité le ministre.

APS

APLS cible les sites des forces de l’occupation aux secteurs Mahbes, Bekari et Smara

APLS cible les sites des forces de l’occupation aux secteurs Mahbes, Bekari et Smara

BIR LAHLOU – Les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie ont mené, mercredi, des nouvelles attaques ciblant les retranchements de l’armée marocaine aux secteurs de Mahbes, Bekari et Smara, selon le communiqué n 329 du ministère sahraoui de la Défense.

« Des unités avancées de l’APLS ont bombardé, mercredi, des sites de l’armée de l’occupation à la région Tnilik au secteur de Bekari », a rapporté l’agence de presse sahraoui (SPS).

L’APLS a mené des attaques contre les retranchements de l’armée marocaine à la région Rous Sebti au secteur du Mahbes alors que d’autres ont focalisé leurs bombardements sur les sites de unités marocaines à la région Oudi Safa au secteur Smara.

Les attaques de l’APLS se poursuivent faisant des pertes considérables tout au long du mur de sable (de la honte).

APS

Libye : Polémique autour de la date des législatives

Libye : Polémique autour de la date des législatives

Les élections législatives libyennes auront lieu en janvier, un mois après la présidentielle, a annoncé mardi dernier le porte-parole du Parlement, alors que les deux scrutins devaient initialement se tenir le même jour, le 24 décembre.
«L’élection des membres de la Chambre des représentants aura lieu trente jours après celle de l’élection du président», a déclaré le porte-parole du Parlement, Abdallah Bliheq, lors d’une conférence de presse.
Plus tôt, le Haut Conseil d’Etat libyen (HCE), instance faisant office de Sénat, avait annoncé rejeter la loi électorale régissant les élections législatives, adoptée la veille par le Parlement.
Le HCE «rejette les violations continues par le Parlement (…) dont la dernière en date est la promulgation de ce qu’il a appelé la loi électorale du Parlement, sans se conformer au texte de l’article 23 de l’Accord politique» signé en 2015, a réagi sur Twitter Mohammed Nacer, porte-parole du HCE, instance basée à Tripoli (ouest).
L’article 23 «oblige le Parlement à se mettre d’accord avec le Haut Conseil d’Etat sur cette loi», a affirmé M. Nacer, en tenant «responsables le Parlement et ses membres de tout retard ou perturbation de la date des élections, dus à des actions unilatérales».
Lundi, le Parlement siégeant à Tobrouk (est) a adopté la loi régissant les législatives, un peu plus de trois semaines après la ratification d’un autre texte controversé encadrant le volet présidentiel du double scrutin prévu le 24 décembre.
Le HCE avait déjà rejeté le texte régissant l’élection du futur président, ratifié sans vote et favorisant le chef militaire Khalifa Haftar, au grand dam des autorités basées à Tripoli.
La Libye tente de tourner la page d’une décennie de chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi.

EL MOUDJAHID

Soudan du Sud : L’ONU condamne les menaces contre son personnel

Soudan du Sud : L’ONU condamne les menaces contre son personnel

Les Nations unies ont condamné mercredi les récentes menaces d’expulsion proférées contre certains de leurs employés dans la Région administrative du Grand Pibor, une zone troublée du Soudan du Sud.
Le coordonnateur humanitaire par intérim des Nations Unies pour le Soudan du Sud, Matthew Hollingworth, a vivement critiqué les menaces émises par des jeunes chômeurs en colère, qui ont exigé qu’au moins 30 membres du personnel humanitaire de l’ONU quittent la région sous 72 heures.
«Ce groupe de jeunes a accusé les travailleurs humanitaires originaires d’autres régions du pays d’occuper des postes qui appartiennent selon eux à la communauté locale», a indiqué M. Hollingworth dans un communiqué publié à Juba.
Le 28 avril, des jeunes en colère de Monyomiji avaient déjà attaqué et blessé un membre du personnel de l’ONU et un membre d’une ONG nationale dans le cadre d’une manifestation contre les agences humanitaires employant des personnes non originaires de l’Etat d’Equatoria-Oriental. Cette année, plusieurs autres attaques ont été perpétrées par des jeunes sans emploi à Maban, dans l’Etat du Nil supérieur, ainsi que dans l’Etat d’Unity. Ces attaques ont coûté la vie à plusieurs travailleurs humanitaires.
«Je suis profondément préoccupé par les menaces lancées par des groupes de jeunes à des humanitaires qui sont au service de la communauté sud-soudanaise. Nous sommes ici pour apporter une aide essentielle aux personnes les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les personnes âgées», a indiqué M. Hollingworth.
Le Soudan du Sud a du mal à se remettre de plusieurs années de guerre. Il est également confronté à une grave crise humanitaire, plus de sept millions de personnes risquant de souffrir de la faim cette année. La situation est encore exacerbée par les conflits locaux et les inondations.
«Sans ces travailleurs de première ligne, qui sont tous des citoyens sud-soudanais, nous ne pourrons pas apporter une aide vitale aux gens, et les besoins humanitaires de la population ne feront que s’intensifier», a souligné M. Hollingworth.
«La recrudescence inquiétante des menaces et des attaques lancées par des groupes de jeunes contre les humanitaires est inacceptable et doit cesser. J’appelle toutes les parties, à tous les niveaux, à respecter, protéger et faciliter l’action humanitaire», a-t-il affirmé.

EL MOUDJAHID