Rentrée universitaire: des orientations pour accélérer la vaccination contre la Covid-19

Rentrée universitaire: des orientations pour accélérer la vaccination contre la Covid-19

ALGER – Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane a affirmé, lundi à Alger, qu’en prévision de la rentrée universitaire prévue début octobre, des orientations ont été données aux directeurs des établissements universitaires, de recherche et des services pour accélérer le rythme de la vaccination anti-Covid-19 en coordination avec les directions de la santé des wilayas.
Présidant une réunion de concertation avec les partenaires sociaux (syndicats professionnels et organisations estudiantines), M. Benziane a précisé que ces orientations portent sur « l’élaboration d’un programme de vaccination au profit des membres de la famille universitaire qui représente 2 millions de personnes et ce avant le début des cours le 3 octobre prochain ».

Le secteur de la santé, poursuit le ministre, « a accepté de fournir les doses nécessaires pour tous les enseignants, étudiants et travailleurs », appelant les représentants des syndicats professionnels et des organisations estudiantines à « contribuer dans l’opération de sensibilisation de toute la famille universitaire à l’impératif de se faire vacciner afin d’atténuer l’incidence de cette pandémie et favoriser le retour des activités universitaires ».

Rappelant « l’expérience acquise de la pandémie ces deux dernières obligeant le secteur à suivre un mode de gestion autre sur la base du protocole sanitaire pour la gestion des établissements universitaires », le ministre a annoncé avoir demandé aux directeurs des établissements universitaires « de s’appuyer sur le protocole sanitaire pour élaborer celui pédagogique de chaque établissement en l’adaptant en fonction de la situation épidémique ».
Concernant le dossier des œuvres universitaires, le ministre a réitéré l’engagement de son secteur à fermer les résidences universitaires qui connaissent « une grande détérioration dans leurs parties et à dispatcher les étudiants aux autres résidences, dont notamment les nouvelles », ajoutant que  » jusqu’à présent, il a été procédé à la fermeture de 7 résidences universitaires, en vue de leur rénovation ».

A l’occasion, il a révélé le lancement d’une opération d’équipement de 11 restaurants centraux, de 25.000 lits au niveau de 10 résidences universitaires, en sus de l’équipement de 6.500 lits au niveau du pôle universitaire technologique à Sidi Abdallah (Ouest de la capitale), de 1.500 autres lits dans la wilaya de Tizi Ouzou et de 500 lits dans la wilaya d’El Bayadh.

De leur côté, les représentants des syndicats professionnels et des organisations estudiantines ont valorisé la décision du ministère portant acquisition de 30 ambulances au profit de l’Office national des œuvres universitaires (ONOU), et ce après l’accord du Gouvernement dans sa dernière réunion.

Par ailleurs, l’encadrement pédagogique sera renforcé cette année, selon le ministre, par l’ouverture de 1.655 postes budgétaires de recrutement externe d’enseignants assistants de catégorie  » B » et de 429 postes budgétaires d’enseignants assistants hospitaliers.
Il a ajouté dans le même contexte qu’il sera procédé au lancement de la plateforme propre à l’habilitation universitaire, en vue de regrouper les candidatures relatives à la promotion de maîtres de conférence « B » au grade de maîtres de conférence « A » selon le nouveau modèle, en octobre prochain, dans le but de  » consolider l’encadrement de haute catégorie ».

Décès de Hadj Smaïn, grand acteur de cinéma et de théâtre algériens

Décès de Hadj Smaïn, grand acteur de cinéma et de théâtre algériens

ALGER – Le grand acteur de cinéma et de théâtre Hadj Smaïn Mohamed Seghir est décédé lundi matin aux Etats-Unis d’Amérique à l’âge de 89 ans, après un riche parcours artistique, a indiqué le président de l’association artistique et cinématographique « Adwaa ».
« Le grand acteur de cinéma et de théâtre algériens est décédé aux Etats-Unis d’Amérique où il était parti pour une visite familiale », a précisé M. Rabia Omar.

Né en 1932 à Constantine, Hadj Smail avait fait ses débuts avec la troupe de théâtre « Alf Leila Wa Leila » auprès d’El Ammouchi et Cherif Chouaïb. Il fait parti des pionniers à avoir posé les jalons du quatrième Art en Algérie.

Outre le théâtre, le défunt avait présenté des émissions radiophoniques et participé à des films algériens avant de retourné en 1978 à Constantine pour être nommé directeur de son théâtre régional à la tête duquel il resta 16 années. Durant cette période, il mis en scène la pièce « Er-rafd » (Le Rejet) en 198 puis « Es-sakhra » (Le Rocher) en 1983 ainsi de d’autres pièces théâtrales.
Dans le cinéma, le défunt compte plusieurs participations à de célèbres films tels que « La bataille d’Alger » du réalisateur italien Giulio Pontecorvo, « Le vent des Aurès », « Les chroniques des années de braise », « La dernière image » de Mohamed Lakhdar Hamina et « Patrouille vers l’Est » de feu Amar Laskri.

« Les aventures d’un héros » de Merzak Allouache, « Suicide » de Mustapha Badie’, « Cri de pierre » de Bouguermouh et « Les enfants de novembre » de Moussa Haddad sont d’autres oeuvres de la filmographie de Hadj Smaïn.

Le défunt avait brillé également par son interprétation dans les pièces « La vie est un songe » de Pedro Calderon de la Barca, « Roses rouges pour moi », adapté par Allal El Moheb d’après une oeuvre de Chean O’Casey et « Ivan Ivanovic » de Nazim Hikmet, réalisé par Mustapaha Kateb, et d’autres œuvres artistiques.

Insertion professionnelle: réunion d’évaluation entre Belmahdi et Lahfaya

Insertion professionnelle: réunion d’évaluation entre Belmahdi et Lahfaya

ALGER – Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, et le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abderrahmane Lahfaya, ont tenu lundi à Alger une séance de travail consacrée à l’évaluation et au suivi de l’avancement de l’opération d’intégration des bénéficiaires du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle et du dispositif d’insertion sociale des diplômés.
« L’intégration dans le secteur des Affaires religieuses des bénéficiaires du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle et du dispositif d’insertion sociale des diplômés se concrétise grâce aux efforts du ministère pour la levée de toutes les entraves et l’affectation de postes budgétaires vacants à cette opération », a précisé M. Belmehdi en marge de la réunion.

« La prise en charge des cas particuliers s’effectue en coordination avec les parties compétentes », a-t-il ajouté, faisant état de l’intégration, dans ce cadre, de 602 mourchida religieuses et de 242 imams enseignants, en attendant l’intégration de 2.654 autres bénéficiaires concernés ».
Lors de cette séance de travail, à laquelle ont pris part des représentants du ministère des Finances et de la Direction générale de la fonction publique et de la réforme administrative, M. Lhafaya a précisé que cette première rencontre à ce niveau avec le ministère des Affaires religieuses « fait partie d’une série de réunions programmées en 2021 pour l’évaluation et le suivi de l’avancement de l’opération d’insertion professionnelle et la levée des entraves rencontrées ».

Rappelant les mesures prises pour assurer la réussite de cette opération, le ministre a souligné qu’une totale coordination était garantie avec tous les secteurs concernés pour la prise en charge de tous les bénéficiaires en activité à la date du 31 octobre 2019. Il a, à ce propos, évoqué la création d’une plate-forme numérique dédiée accessible aux partenaires des différents secteurs ».

Depuis le lancement de l’opération jusqu’au 20 août dernier, 78.280 jeunes ont été intégrés dans des postes permanents dans le secteur administratif, a annoncé M. Lahfaya, alors que pour le secteur des affaires religieuses, plus de 1.400 cas sur un total de 4.500 ont été régularisés, soit un taux de plus de 30 %, selon un bilan des commissions de wilayas chargées du suivi et de la concrétisation de ce projet.

« La concrétisation de l’engagement de régularisation de ce dossier ne sera pas possible par les cadres et les procédures conventionnels, mais plutôt par l’adoption de mesures exceptionnelles imposées par la nature de l’opération dans le cadre d’une approche où les efforts de tous les secteurs concernés se concertent en toute objectivité et transparence », a-t-il dit.

Lire aussi: Le recrutement direct des diplômés de doctorat « impossible », vu leur nombre important

Et d’ajouter que « l’opération d’insertion des bénéficiaires des dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle et des contrats d’insertion sociale pour les diplômés dans le secteur des affaires religieuses a été entravée par certaines difficultés essentiellement liées aux conditions de recrutement prévues dans le statut particulier ».

L’impossibilité pour la plupart des secteurs de définir ses véritables priorités en termes de postes budgétaires « demeure l’une des difficultés rencontrées par cette opération d’insertion, à laquelle s’ajoutent l’incompatibilité, dans certains cas, du poste budgétaire disponible avec les spécialités et les compétences des bénéficiaires et la contrainte de l’obligation de la formation auprès des instituts relevant du secteur des affaires religieuses, notamment la récitation du Saint Coran », a poursuivi le ministre.

« Les jeunes concernés par cette situation ont grandement contribué au soutien des structures administratives et les services publics pendant une période de plus de dix ans, d’où la nécessité de leur trouver des solutions adéquates de manière à exalter les valeurs du travail et renforcer la confiance dans leurs esprits vis-à-vis des établissements du secteur », a-t-il ajouté.
Avec l’arrivée de la nouvelle rentrée sociale, le ministre du Travail a appelé à « davantage de coordination et de coopération entre tous les secteurs concernés pour aplanir les difficultés qui pouvaient compromettre l’opération d’insertion professionnelle, tout en restant déterminé à concrétiser les engagements du Gouvernement dans ce cadre ».

JP-2020: Belle moisson de médailles pour l’Algérie à Tokyo

JP-2020: Belle moisson de médailles pour l’Algérie à Tokyo

ALGER – Les athlètes algériens ont décroché 12 médailles (4 or, 4 argent et 4 bronze) aux Jeux paralympiques de Tokyo, qui ont pris fin dimanche, terminant à la 29e position sur 86 pays classés au tableau final des médailles, dominé, comme prévu, par la Chine, pour la cinquième édition de rang.
Pour cette 8e participation de suite, les athlètes paralympiens algériens, de para-athlétisme, judo et para-powerlifting, ont été encore une fois, à la hauteur d’un événement très spécial qui s’est déroulé dans des conditions particulièrement inhabituelles, avec des mesures sanitaires draconiennes imposées à tous les présents, en raison de la pandémie du Covid-19.

En plus des douze médailles, pas facile à récolter pour plusieurs raisons dont une préparation loin d’être à la hauteur du rendez-vous, les représentants algériens ont eu le mérite de réaliser deux records du monde sur un total de 67 battus à Tokyo, deux records des Jeux et quatre records d’Afrique, en plus des performances personnelles.
Les Jeux ont permis également l’émergence de quelques noms qui feront mal à l’avenir à l’image d’Abdekarim Krai (1500 m/T13),  Walid Ferhah (poids/F32), Ahmed Mehideb (Club/F32),Mohamed Nadjib Amchi (poids/F32), Salah Khelaifia (100m/T13) et Athmani Skander-Djamil (100ù et 400m/T13).

Athmani Skander-Djamil, découverte des Jeux..

La palme d’or revient à Athmani Skander-Djamil, auteur de deux médailles pour ses premiers Jeux qu’il a entamé avec une argent au 100m (classe T13), ratant d’un dixième de seconde l’or, après avoir couru la course en 10.54, derrière le détenteur du titre l’Irlandais Smyth Jason (10.53). L’Algérien récidive, quatre jours après, avec cette fois-ci, le titre suprême du 400m, remporté non seulement haut la main, devant le champion en titre et recordman de l’épreuve (46.92), le Marocain Mohamed Amguoun, mais avec à la clé, un nouveau record du monde de l’épreuve (46.70).

« C’est mon premier titre international. Faire entonner l’hymne national dans un rendez-vous aussi prestigieux était mon rêve le plus cher. Je dédie  ses titres au peuple algérien et à tout les gens qui ont cru en mon potentiel et m’ont encouragé tout au long de ma carrière », a déclaré le double médaillé des Jeux de Tokyo.
Sa compatriote Safia Djelal a confirmé de son côté son statut de grande spécialiste des concours, en décrochant l’or au poids, classe (F57), ponctué par un record du monde de la spécialité (11.26 mètres). La native de Batna a étoffé ainsi son palmarès international déjà riche de onze médailles dont cinq titres suprêmes.

Toute en larmes lors de la cérémonie remise des médailles, Djelal n’a pas pu trouver les mots pour exprimer sa joie.  » J’ai souffert, trop souffert même (..) pour moi, cette médaille est la plus importante de ma carrière qui est pourtant riche en consécrations. Durant ce mandat, on a connu beaucoup de turbulences et de problèmes que nous espérons ne plus revivre à l’avenir », a-t-elle indiqué.

L’autre titre algérien des Jeux a été l’œuvre de l’athlète Asmahane Boudjadar qui s’est distinguée au poids (F33) avec une médaille d’or et un record des jeux (7.10 mètres), distançant ses premières concurrentes de 38 centimètres.

Cependant, c’est la consécration en or de la judokate Abdellaoui Cherine qui a montré la voie à ses compatriotes, puisque c’était le premier titre paralympique algérien à Tokyo. Elle a confirmé tout son talent devant des adversaires pourtant mieux préparées, en remportant  avec l’art et la manière ses matchs par Ippon.

« Je tenais à cette médaille pour laquelle, j’ai sacrifié beaucoup de choses. Gagner de cette manière est quelque chose de grandiose. Depuis les Jeux de Rio-2016, j’ai travaillé dur tout en progressant. Le manque de tournois de préparation me faisait énormément peur, mais, j’avais cette envie de ne pas décevoir, tout ceux qui étaient derrière mois et me soutenaient à chaque sortie. Je dédie cette médaille d’or au Président de la République, à mon public et au peuple algérien », a indiqué Abdellaoui toute contente de sa seconde médaille après le bronze à Rio 2016.
Les quatre médailles d’or algérienne (trois en para-athlétisme et une en judo) n’enlève en rien au mérite des autres athlètes médaillés en argent et ou en bronze qui ont réalisé un parcours honorable.

Le bilan de la participation algérienne à Tokyo reste cependant le moins bon depuis l’édition 2004 à Athènes.

L’Algérie pouvait espérer une meilleure place dans le classement final des Jeux de Tokyo, malheureusement plusieurs athlètes pourtant habitués aux podiums sont passés à côté de l’événement. Ainsi, Nassima Saifi (disque F57) a été déchue de son titre, en se contentant de la médaille d’argent (30.81 mètres), elle qui était imbattable depuis les Mondiaux 2011 et détient le record du monde (35.76 mètres) depuis 2019. Abdellatif Baka (T13), Samir Nouioua (T46), aussi déchus de leurs titres sur le 1500m. S’ajoutent à ceux là, Mohamed Berrahal (F51),un  habitué des podiums, mais qui est revenu bredouille sur le 100m et 200m,  tout comme Lahouari Bahlaz, détrôné de son titre au poids (F32).
Au delà des résultats obtenus, il faudra retenir l’émergence des athlètes comme Abdekarim Krai (argent au 1500 m/T13), avec un record d’Afrique (4:3.07), Walid Ferhah (bronze au Club/F32) et un record d’Afrique (35.34 mètres) et Nadjet Bouchref (CLUB/F51) qui s’est contentée d’un record africain (13.01m).

Les sports collectifs encore à la traine

Si les sports individuels ont été une nouvelle fois au rendez-vous, ce n’est pas le cas pour les deux sports collectifs (handi-basket – messieurs et dames – et le goalball/messieurs) dont la participation a été une copie conforme de la précédente à Rio de Janeiro en 2016 où elles avaient terminé aux dernières loges.

A Tokyo comme à Rio, les équipes algériennes n’ont pas pu rivaliser avec les meilleures nations. Que ce soit en basket (messieurs et dames) ou en goal-ball (messieurs), l’apprentissage a été très douloureux, d’où une évaluation objective et une nouvelle approche sont devenues plus que nécessaires afin de trouver les voies et moyens pouvant permettra à ces disciplines de faire mieux à l’avenir.
Enfin, l’arrivée à Alger, du second contingent de la délégation paralympienne algérienne, composé des athlètes médaillés et autres et annoncée pour le mercredi 8 septembre.

Pour rappel, le premier contingent constitué des athlètes ayant terminé leurs compétitions est arrivé jeudi à Alger et dont les membres ont eu droit à un honteux accueil.

D’ailleurs suite à cette négligence dans l’accomplissement de leurs missions, à l’absence du sens des responsabilités et au manquement à l’obligation de l’accueil des athlètes, après leur participation aux Jeux paralympiques, et sur ordre du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane a mis fin aux fonctions du Secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des sports et du directeur général des Sports au même ministère.

Une poursuite de l’enquête est en cours afin de demander des comptes à chaque responsable impliqué dans cet incident.

 

L’Algérie totalise 85 médailles en huit participations

 

Avec douze (12) médailles décrochées aux Jeux paralympiques 2020 de Tokyo, l’Algérie compte désormais un total de 85 breloques (27 or, 22 argent et 36 bronze), en huit participations aux JP.

 

— Barcelone 1992: Zéro médaille (82 pays classés)

— Atlanta 1996: (2 or, 2 argent, 3 bronze/ 40e place sur 60 pays classés)

— Sydney 2000: (3 or, 38è place sur 68 pays classés)

— Athènes 2004: (6 or, 2 argent, 5 bronze, 25e place sur 75 pays classés)

— Pékin 2008: (4 or, 3 argent et 8 bronze, 31e sur 76 pays classés)

— Londres 2012: (4 or, 6 argent, 9 bronze, 26e sur 75 pays classés)

— Rio 2016: (4 or, 5 argent, 7 bronze, 27e sur 80 pays classés)

— Tokyo 2020: (4 or, 4 argent, 4 bronze, 29e sur 86 pays classés).

Coup de force en Guinée: Appels à rétablir l’ordre constitutionnel

Coup de force en Guinée: Appels à rétablir l’ordre constitutionnel

CONAKRY – Les appels au calme et au retour à l’ordre constitutionnel se sont multipliés depuis dimanche, lorsque les forces spéciales guinéennes ont pris le contrôle du palais présidentiel, arrêté le président Alpha Condé et « dissous » les institutions et la Constitution en vigueur.
Dans la journée de dimanche, des tirs nourris ont été entendus dans la commune urbaine de Kaloum, dans le centre de Conakry, en Guinée, où se trouvent le palais présidentiel et plusieurs départements ministériels.

Dans l’après-midi, le ministère guinéen de la Défense a déclaré que « la garde présidentielle, soutenue par les forces de défense et de sécurité, a contenu la menace et repoussé le groupe d’insurgés ».

Cependant, plus tard dans la journée, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya a annoncé que ses forces avaient arrêté le président Alpha Condé et dissous le gouvernement ainsi que les institutions nationales.

Les frontières du pays ont été fermées et sa Constitution a été déclarée invalide dans cette annonce. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montrait M. Condé entouré d’un groupe de soldats armés.

Préoccupé par la situation prévalant en République de Guinée, l’Algérie a réaffirmé lundi, son « attachement aux principes cardinaux de l’Union Africaine (UA), notamment le rejet de tout changement anticonstitutionnel de gouvernement tel qu’énoncé par la décision d’Alger de 1999 et réaffirmé par la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance ».
Le SG de l’ONU, Antonio Guterres, a de son côté condamné toute prise de pouvoir par la force des armes appelant à la libération immédiate du président Alpha Condé ».

L’Union africaine qui compte 55 Etats membres, a appelé à la libération immédiate de M. Condé. Felix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo (RDC), et président en exercice de l’UA, et Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, ont en outre demandé au Conseil de paix et de sécurité de l’UA de se réunir d’urgence pour examiner la nouvelle situation en Guinée et prendre les mesures appropriées aux circonstances.

L’organisation des Etats ouest-africains, la Cédéao, a exigé également « le rétablissement de l’ordre constitutionnel afin d’éviter le recours aux sanctions ».

L’Union européenne (UE) par le biais de son haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, a condamné dans un tweet le coup d’Etat en Guinée, appelant à la libération du président Condé.

Aux Etats Unis, le porte-parole du département d’Etat américain, Ned Price, a exhorté toutes les parties à éviter la violence et à engager le dialogue. La France qui a vivement réagi au coup de force, a demandé « le retour à l’ordre constitutionnel ».

De son coté, la diplomatie russe a affirmé, qu’elle suivait les développements en Guinée avec une profonde inquiétude, soulignant qu’elle rejette toute tentative inconstitutionnelle de changement de pouvoir.

A ce titre, la Chine, par la voix du porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, Wang Wenbin,  a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue, à respecter les intérêts fondamentaux du pays et à résoudre les problèmes par le dialogue et la consultation ».

Le président du Burundi Evariste Ndayishimiye a condamné le coup de force en lançant un appel au calme, alors que le gouvernement du Nigeria a exhorté les militaires à rétablir l’ordre constitutionnel sans délai et à protéger toutes les vies ainsi que les biens ».

Aussi, l’Egypte a appelé toutes les parties en Guinée à faire preuve de retenue et à régler la crise de manière pacifique.

Alors que l’incertitude règne sur l’évolution de la situation à Conakry, la société civile guinéenne a appelé à mettre rapidement en place un cadre national de dialogue. Les nouvelles autorités doivent annoncer leur « feuille de route » lundi, selon des médias.